Ensemble, coulons…

Ils parlent de taxes, de charges et d'impôts quand nous parlons cotisation, solidarité et partage.
Ils crient au blocage, à l'inconscience et à l'irresponsabilité quand nous contestons leurs dogmes libéraux.
Ils glorifient le mérite et le travail quand nous demandons simplement le maintien de nos droits et d'une justice plus égale pour toutes et tous.
Ils répondent guerre, ennemi, agression quand on alerte sur la précarisation croissante de leurs administrés.
Ils démotivent les plus engagés, ouvrent les portes du pouvoir aux moins démocrates, écœurent les plus optimistes et enragent les plus pacifistes.

Ni gauche, ni droite, mais une politique de fracture sociale

Combien de grenades lancées, de tirs tendus et de manifestants blessés depuis 2017 ?

Une conflictualité et des violences policières croissantes

Wissam El-Yamni, Amine Bentounsi, Rémi Fraisse, Amadou Koumé, Babacar Gueye, Adama Traoré, Théo LuhakaLiu Shaoyao, Angelo Garand, Jérôme Laronze, Aboubacar Fofana, Affaires Benalla, Zineb Redouane, Maria (Marseille), Allan Lambin, Geneviève Legay, Steve Maia Caniço, Cédric Chouviat, Mohamed Gabsi, Michel Zecler, Expulsion des migrants de la place de la République, Olivio Gomes, Souheil El Khalfaoui, Jean-Paul Benjamin, Alhoussein Camara, Nahel Merzouk, Hedi, Mohamed Bendriss, Wanys…

Des atteintes à la liberté d’expression et des restrictions étatiques

Au-delà du "je"u pervers de ces gouvernants, comment oublier leurs "éléments de langages"

  • "Traverser la rue" pour trouver un emploi
  • Le "pognon de dingue" mis dans les minima sociaux
  • Le costard qu'il faudrait se payer en travaillant plus
  • Une nation de "66 millions de procureurs"
  • Des "Gaulois réfractaires au changement"
  • Le "kwassa-kwassa" qui "amène du Comorien"
  • Ceux "qui réussissent" face à ceux "qui ne sont rien"
  • Les "fainéants, cyniques, extrêmes" à qui il ne faudrait céder
  • Les ouvrières décrites comme "illettrées"
  • L'envie "d’emmerder" les non-vaccinés
  • La "chance d'être français" pour celles et ceux qui survivent à un cyclone
  • Le changement de sexe évoqué comme une formalité administrative en Mairie

Du niveau zéro de l’obligeance présidentielle

Depuis 2017, nous assistons au spectacle d'un dirigeant hors sol, qui nie toute responsabilité du chaos politique et démocratique que sa gouvernance a aggravé, préférant renvoyer la faute sur ses nombreux opposants, politiques, syndicaux, citoyens et associatifs.

Lors de son discours en 2022, après avoir été réélu face au Front National, E. Macron a reconnu que de nombreux électeurs avaient voté pour lui non pas par adhésion à ses idées, mais pour contrer celles de l'extrême droite. Il les a remerciés et a affirmé être conscient de l'obligation que ce vote lui imposait pour les années à venir.

Quatre ans plus tard, l'affligeante minute de silence observée par les députés à l'Assemblée Nationale en mémoire d'un jeune néonazis souligne le fossé qui grandit entre les dirigeants politiques et la population.

Peut-être ne restera-t-il du macronisme que ce constat d'avoir si efficacement ouvert la voie au pouvoir de l'extrême droite et des droites extrêmes ?

© Jean-Marin Wibaux
Frêle.esquive / 1sta